Des vésicules sanguines modifiées améliorent la mémoire chez des souris Alzheimer
Et si de minuscules « colis » issus du sang jeune pouvaient être modifiés pour atteindre le cerveau plus efficacement ? Des chercheurs ont fait exactement cela, et ont observé des améliorations nettes de la mémoire et du tissu cérébral chez des souris atteintes de la maladie d'Alzheimer.
Les cellules communiquent en permanence par l'intermédiaire de petits « colis » appelés exosomes, qu'elles libèrent dans l'organisme. Ces vésicules (minuscules sacs entourés d'une membrane) transportent des protéines et d'autres molécules, puis sont absorbées par des cellules proches ou distantes. Les scientifiques explorent depuis longtemps les exosomes comme outil potentiel contre les maladies du cerveau. Le problème central est qu'ils peinent à franchir la barrière hémato-encéphalique : la couche cellulaire dense qui protège le cerveau des substances circulant dans le sang.
Une molécule de ciblage sur la surface
Les chercheurs ont fixé une molécule dérivée du virus de la rage (RVG-29) à l'extérieur d'exosomes prélevés dans le plasma sanguin de jeunes sujets. Cette molécule agit comme une clé qui aide les vésicules à traverser la barrière hémato-encéphalique et à déposer leur contenu directement dans les neurones. Chez des souris modélisant la maladie d'Alzheimer, le traitement a entraîné des améliorations sensibles de l'apprentissage spatial, de la mémoire de travail et de la reconnaissance de nouveaux objets. L'étude a été publiée dans Bioactive Materials.
Moins de plaques, plus de cellules saines
Le tissu cérébral des souris traitées présentait une accumulation réduite d'amyloid-beta, la protéine qui forme les plaques caractéristiques de la maladie d'Alzheimer. L'activation excessive de la protéine tau, autre signe distinctif de la maladie, a également diminué. Le nombre de neurones a augmenté et l'équilibre entre neurones inhibiteurs et excitateurs a été partiellement rétabli. Ces résultats proviennent entièrement d'un modèle chez la souris, et il reste à déterminer si l'approche fonctionnerait chez l'être humain.
Pour la recherche sur la longévité, le mécanisme sous-jacent est remarquable : si les exosomes du sang jeune véhiculent des signaux protecteurs, modifier ces vésicules pourrait ouvrir une voie pour soutenir le cerveau vieillissant, même avant que l'ensemble des signaux en jeu soit pleinement compris.
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Quelques pistes de recherche :
- exosome therapy blood-brain barrier Alzheimer's
- amyloid-beta clearance extracellular vesicles
- young plasma neuroprotection mouse model