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L'ADN des gorilles révèle des gènes cachés impliqués dans la fertilité masculine

La rédaction de LongevityWatch · 13 juillet 2026 · 2 min · English

Les gorilles se reproduisent peu, et cela a une explication génétique. Une étude de leur ADN révèle quels gènes comptent vraiment pour la fertilité masculine, chez les primates comme chez l'humain.

Chez les gorilles, c'est presque exclusivement le mâle dominant qui s'accouple. Les autres mâles du groupe n'engendrent quasiment aucune descendance. La compétition entre spermatozoïdes y est donc sans objet, puisqu'il n'existe en pratique qu'un seul rival qui compte. Cette absence de compétition spermatique s'avère avoir des conséquences génétiques considérables pour l'espèce.

Des chercheurs ont comparé le génome des gorilles à celui de 261 autres espèces de mammifères. Ils ont examiné quels gènes subissaient une pression de sélection plus faible chez les gorilles, un phénomène appelé relâchement de la sélection purifiante. Les gènes soumis à la sélection purifiante sont normalement préservés efficacement des mutations délétères. Lorsque cette pression disparaît, des variants nocifs s'accumulent.

578 gènes à l'intégrité compromise

Les chercheurs ont identifié 578 gènes chez les gorilles où la sélection était significativement relâchée. Ces gènes sont fortement exprimés dans les cellules germinales mâles et interviennent dans la méiose, la division cellulaire qui produit les spermatozoïdes. En l'absence de compétition spermatique, des mutations délétères d'acides aminés se sont accumulées dans ces gènes.

En recourant à la mouche du vinaigre Drosophila, l'équipe a montré que 41 de ces gènes sont réellement nécessaires à une fertilité normale, alors que leur rôle dans ce processus était jusqu'alors inconnu. Ils deviennent ainsi des candidats à explorer dans le cadre de l'infertilité masculine.

Lien avec l'infertilité humaine

Les équivalents humains de ces gènes de gorille portent plus fréquemment des variants perte de fonction chez les hommes souffrant de troubles graves de la fertilité. Il s'agit d'une association, non d'une preuve de causalité, mais elle ouvre des pistes pour la recherche diagnostique. L'étude illustre également comment la pression évolutive façonne la biologie reproductive sur des générations, et comment ces données peuvent ouvrir de nouvelles voies en médecine.

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  • purifying selection spermatogenesis
  • sperm competition evolutionary genetics
  • loss-of-function variants male infertility
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