Un composé marin inverse des signes du vieillissement chez les souris âgées
Une substance présente dans des ascidies comestibles a amélioré la mémoire, réduit l'inflammation et même redonné un pelage plus épais et plus sombre à des souris âgées. Les résultats sont préliminaires, mais les chercheurs y voient une piste pertinente pour le vieillissement humain.
Les plasmalogènes sont des molécules de graisse naturellement présentes dans les membranes cellulaires. Ils participent à la transmission des signaux entre les cellules cérébrales (les synapses) et protègent les cellules contre les dommages. Leur concentration diminue avec l'âge, et certains chercheurs associent cette baisse au déclin cognitif.
Dans cette étude animale, des souris âgées ont reçu des compléments de plasmalogènes extraits d'ascidies, des invertébrés marins comestibles. Les chercheurs ont observé des améliorations de la mémoire et de l'apprentissage, un renforcement des connexions entre cellules cérébrales, et une réduction des signes d'inflammation chronique de faible intensité, parfois appelée « inflammaging ». Les souris ont également développé un pelage plus épais et plus sombre, ce qui suggère un effet sur le vieillissement qui dépasse le seul cerveau.
Neurogenèse et protection des synapses
L'équipe a proposé deux mécanismes. Les plasmalogènes stimuleraient la formation de nouvelles cellules cérébrales (la neurogenèse) et protégeraient les connexions synaptiques existantes contre les dommages liés à l'âge. Ce sont des pistes prometteuses, mais le passage de la biologie de la souris au vieillissement humain reste un grand saut, qui n'a pas encore été franchi.
L'inflammaging, cette inflammation chronique de bas grade qui s'accumule avec l'âge, est l'une des caractéristiques les mieux documentées du vieillissement biologique. La capacité apparente des plasmalogènes à freiner ce processus chez la souris est notable du point de vue de la longévité. Des essais chez l'humain sont toutefois nécessaires avant de tirer des conclusions.
Ce que cette étude ne montre pas encore
Des compléments à base de plasmalogènes sont déjà disponibles dans le commerce, mais les données chez l'humain restent rares. Cette étude démontre des effets chez la souris, pas chez les personnes. La posologie, la sécurité et l'efficacité chez l'humain restent à établir. Ces résultats constituent un signal, pas une preuve que la supplémentation fonctionne.
Termes à explorer : plasmalogènes vieillissement cognitif, inflammaging protection synaptique, neurogenèse supplémentation vieillissement