Un extrait de myrtille booste les vaisseaux sanguins et réduit l'inflammation
Un extrait d'une myrtille sud-américaine favorise la formation de nouveaux rameaux vasculaires par les cellules des vaisseaux sanguins, tout en atténuant l'une des réponses inflammatoires les plus destructrices connues. Ces deux processus sont liés au vieillissement en bonne santé.
Des chercheurs ont testé un extrait microencapsulé de la myrtille équatorienne Vaccinium floribundum. La microencapsulation consiste à enrober les composés actifs d'une couche protectrice qui améliore leur stabilité et leur absorption dans l'organisme. En laboratoire, l'équipe a traité des cellules endothéliales, c'est-à-dire les cellules qui tapissent la paroi interne des vaisseaux sanguins, avec cet extrait, puis en a évalué les effets sur l'inflammation dans des modèles cellulaires et murins. Les résultats sont décrits dans l'étude, publiée dans Frontiers in Veterinary Science.
Que contient l'extrait ?
Les chercheurs ont identifié dix-sept composés bioactifs. L'acide chlorogénique et la quercétine étaient les plus abondants. L'extrait contenait également des anthocyanes, les pigments responsables de la couleur bleue et rouge du fruit, déjà étudiés pour leurs effets sur le stress oxydatif.
Dans les études cellulaires, l'extrait a stimulé la formation de réseaux ressemblant à des capillaires, c'est-à-dire de petits vaisseaux sanguins ramifiés. Il a aussi réduit la production de protéines de signalisation pro-inflammatoires (cytokines), de l'enzyme iNOS et de la protéine d'adhésion VCAM-1. Ces trois éléments participent aux lésions de la paroi vasculaire déclenchées par le lipopolysaccharide bactérien, un composant de la paroi des bactéries qui provoque une réponse immunitaire intense.
Quelle pertinence pour les humains ?
Ces résultats sont préliminaires et proviennent d'études en laboratoire et sur l'animal. La question de savoir si ces effets se produisent chez l'homme, et à quelles doses, n'a pas encore été étudiée. L'article a par ailleurs été publié dans une revue vétérinaire, ce qui souligne son application première en médecine animale.
Les mécanismes mesurés, notamment la protection des vaisseaux contre l'inflammation et la stimulation de la formation vasculaire, restent néanmoins pertinents pour les processus de vieillissement. La dysfonction vasculaire figure parmi les premiers marqueurs du vieillissement. Les polyphénols alimentaires capables d'influencer ces processus constituent un domaine de recherche actif sur la longévité. Ces résultats justifient des études de suivi dans un contexte humain.