Dans la maladie de Parkinson, les cellules de soutien sont atteintes avant la mort des neurones
La maladie de Parkinson est connue pour la destruction progressive des neurones. Mais de nouvelles recherches montrent que les cellules de soutien du cerveau sont endommagées plus tôt, et que c'est ce phénomène qui précipite le déclin neuronal.
La maladie de Parkinson touche les neurones qui produisent la dopamine, un messager chimique indispensable au contrôle des mouvements. La recherche s'est jusqu'ici concentrée sur la mort de ces neurones. Mais l'étude, publiée dans eLife, pose une question différente : que se passe-t-il avant que les neurones défaillent ? Les chercheurs ont examiné le cerveau de mouches drosophiles porteuses d'une version mutée du gène PINK1, impliqué dans les formes familiales de la maladie de Parkinson.
Les cellules de soutien sous pression
Grâce à une analyse génétique monocellulaire couvrant l'ensemble des types cellulaires du cerveau, les chercheurs ont constaté que les glies engainantes étaient fortement perturbées. Ces cellules remplissent une fonction analogue à celle des oligodendrocytes chez l'être humain : elles soutiennent et protègent les axones, les prolongements filiformes des neurones. En l'absence de PINK1 fonctionnelle, ces cellules de soutien ont adopté un état normalement réservé aux suites d'une lésion nerveuse. Elles réagissaient comme si des dommages étaient déjà survenus, alors qu'aucun neurone n'était encore mort.
Le transport vésiculaire comme piste thérapeutique
Les chercheurs ont également identifié deux protéines présentes dans les glies, Vps35 et Vps13, qui participent au transport des vésicules, de petits compartiments entourés d'une membrane, à l'intérieur de la cellule. Ces protéines sont par ailleurs associées à des formes héréditaires de la maladie de Parkinson chez l'humain. Réduire leur activité spécifiquement dans les cellules de soutien s'est révélé suffisant pour protéger les synapses dopaminergiques, sans modifier les neurones eux-mêmes. Les cellules de soutien jouent donc un rôle actif dans la maladie, et non simplement passif. Ces résultats, obtenus sur des modèles animaux, devront être confirmés chez l'humain.
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- glial cells Parkinson's synapse loss
- vesicle trafficking neurodegeneration
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