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Des cellules souches réparent la rétine abîmée des yeux vieillissants

La rédaction de LongevityWatch · 9 juillet 2026 · 2 min · English

La cécité liée aux lésions rétiniennes touche des millions de personnes dans le monde. Des scientifiques ont utilisé des cellules souches pour produire de nouvelles cellules tapissant les vaisseaux sanguins, capables de réparer la rétine. L'expérience a fonctionné chez la souris.

La rétine fait partie du système nerveux central. Comme le cerveau, elle dépend d'une barrière protectrice : la barrière hémato-rétinienne interne (iBRB). Cette barrière régule le passage des molécules du sang vers le tissu rétinien. Quand elle se dégrade et devient perméable, l'apport en oxygène et la santé cellulaire s'en trouvent perturbés. C'est précisément ce qui se produit dans la rétinopathie diabétique et la dégénérescence maculaire, deux causes fréquentes de cécité chez les personnes âgées.

Fabriquer des cellules à partir de cellules souches pluripotentes

Les chercheurs ont utilisé des cellules souches pluripotentes induites (iPSC), c'est-à-dire des cellules de l'organisme reprogrammées vers un état précoce et polyvalent, pour les orienter vers un destin de cellules endothéliales rétiniennes. Les cellules endothéliales tapissent la paroi intérieure des vaisseaux sanguins. Dans la rétine, elles s'assemblent en jonctions serrées pour former la barrière. Cette conversion a été obtenue par activation de la voie de signalisation Wnt-beta-catenin, un régulateur bien connu de l'identité cellulaire.

Les cellules ainsi produites (iREC) présentaient les caractéristiques génétiques et moléculaires propres aux cellules endothéliales rétiniennes authentiques. Elles ont ensuite été injectées à des souris atteintes de rétinopathie induite par l'oxygène, un modèle animal de référence pour les lésions rétiniennes. Les cellules se sont intégrées au réseau vasculaire existant et ont contribué à rétablir la circulation sanguine dans les tissus endommagés.

Un long chemin avant la clinique

Ces résultats, obtenus sur un modèle animal, sont préliminaires. L'innocuité et l'efficacité de cette approche chez l'être humain restent à démontrer, notamment en ce qui concerne les risques de rejet immunitaire ou de prolifération cellulaire non contrôlée. La méthode présente néanmoins un potentiel pour un large éventail de pathologies impliquant la barrière rétinienne, dont les maladies oculaires liées à l'âge.

Du point de vue de la longévité, un point mérite d'être souligné : le vieillissement rétinien obéit à des mécanismes proches de ceux du vieillissement cérébral. Des thérapies restaurant les barrières vasculaires pourraient donc avoir une pertinence plus large, au-delà des seules maladies oculaires, même si cette étude ne le démontre pas directement.

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