Le COVID long endommage les neurones à dopamine du cerveau
De nombreuses personnes atteintes de COVID long souffrent pendant des mois d'une fatigue extrême, de lenteur des mouvements et de difficultés de concentration. Des scanners cérébraux apportent désormais une piste explicative : les neurones qui produisent la dopamine semblent endommagés. C'est le même système qui se détériore progressivement dans la maladie de Parkinson.
La dopamine est une molécule de signalisation cérébrale impliquée dans la motivation, le mouvement et la mémoire. Lorsque les cellules qui la produisent (les neurones dopaminergiques) fonctionnent moins bien, les conséquences ressemblent à ce que vivent les patients parkinsoniens : lenteur des gestes, baisse de motivation et troubles de la mémoire. Des chercheurs ont réalisé des scanners cérébraux chez des personnes atteintes de COVID long et ont trouvé des signes de perturbation dans ce système.
Lien avec des voies cérébrales connues
Les chercheurs ont constaté que le système dopaminergique fonctionnait différemment chez les patients atteints de COVID long par rapport aux individus en bonne santé. Ce résultat rejoint des travaux antérieurs suggérant que les infections peuvent accélérer le vieillissement cérébral. On ignore encore si ces lésions sont permanentes ou si elles se résorbent avec le temps. La taille du groupe étudié n'est pas précisée dans le résumé disponible, et les résultats n'ont pas encore été reproduits dans de plus grandes études.
Pour la recherche sur la longévité, c'est un signal pertinent. Si des infections peuvent endommager le système dopaminergique, cela soulève des questions sur les conséquences à long terme des maladies virales pour la santé cérébrale aux âges avancés. Des travaux antérieurs avaient déjà suggéré que certaines infections pourraient augmenter le risque de maladies neurodégénératives comme Parkinson. Ce résultat obtenu par imagerie s'inscrit dans ce schéma, et la prudence reste de mise avant toute conclusion définitive.
Pistes thérapeutiques possibles
Si les neurones dopaminergiques sont effectivement au cœur des symptômes du COVID long, cela ouvre des approches thérapeutiques qui existent déjà pour d'autres maladies impliquant ce système. Il ne s'agit pas de traitements validés pour le COVID long ; ce sont des pistes qui peuvent désormais être explorées. Des études plus larges et contrôlées seront nécessaires pour confirmer ces résultats et déterminer quels patients pourraient en bénéficier.
Termes de recherche pour aller plus loin : dopaminergic neurons viral damage, long COVID neuroinflammation, post-infectious neurodegeneration