Les huiles de graines comme l'huile de tournesol sont-elles mauvaises pour la santé ?
Sur la base des données scientifiques actuelles, les huiles de graines ne sont pas mauvaises pour la santé ; elles font au contraire baisser le LDL-cholestérol et sont associées à un risque cardiovasculaire réduit, ce qui en fait un meilleur choix que le beurre ou l'huile de palme.
Les huiles de graines comme l'huile de tournesol sont riches en acide linoléique, un acide gras polyinsaturé (c'est-à-dire une graisse dont la chaîne chimique comporte plusieurs doubles liaisons). L'idée qu'elles provoqueraient des inflammations est très répandue, mais les études cliniques menées chez l'être humain ne la confirment pas. Une consommation plus élevée de ce type de graisse n'augmente ni les marqueurs inflammatoires ni le stress oxydatif.
Pour le cœur, l'huile de tournesol affiche un bilan favorable par rapport aux graisses saturées. Les huiles de graines et autres huiles végétales non saturées font baisser le LDL-cholestérol (le « mauvais » cholestérol) ainsi que le cholestérol total, et une consommation plus élevée est associée à un risque réduit de maladies cardiovasculaires. Remplacer le beurre ou l'huile de palme par une huile de graines améliore encore ton profil lipidique. Les preuves sur ce point sont modérées, solides sans être définitives.
Le tableau est similaire pour le diabète. Un apport plus élevé en graisses polyinsaturées issues des huiles végétales est associé à un risque plus faible de diabète de type 2. Il s'agit d'une corrélation observée dans des études de population et non d'un lien de cause à effet formellement démontré, mais elle s'accorde bien avec ce que l'on sait des effets contraires des graisses saturées.
À titre de comparaison, le beurre, l'huile de palme et l'huile de coco élèvent le LDL-cholestérol et, par là, le risque d'athérosclérose (le dépôt de plaques dans les artères). Les huiles tropicales comme l'huile de coco augmentent aussi le HDL (le « bon » cholestérol), mais on ignore si cet avantage compense la hausse du LDL. Les grandes organisations de santé et les recommandations européennes sur le diabète conseillent donc explicitement de privilégier les huiles végétales non tropicales, dont les huiles de graines, plutôt que les graisses saturées.
Fondé sur des recherches épidémiologiques et cliniques ainsi que sur plusieurs revues de la littérature ; le niveau de preuve varie de modéré à limité selon le critère étudié. Il n'existe pas de grands essais cliniques randomisés avec des critères cliniques durs (comme l'infarctus du myocarde) portant spécifiquement sur l'huile de tournesol.