La mélatonine en complément alimentaire améliore-t-elle vraiment le sommeil avec l'âge ?
La mélatonine peut améliorer modestement le sommeil chez les personnes âgées, mais les preuves restent préliminaires. Une dose de 5 mg semble plus efficace que les doses faibles. En cas de troubles persistants, parles-en à ton médecin généraliste.
En vieillissant, ton corps produit moins de mélatonine. Le pic du soir s'aplatit et se décale dans le temps. C'est l'une des raisons pour lesquelles beaucoup de personnes de plus de 55 ans s'endorment plus difficilement, se réveillent la nuit ou se lèvent trop tôt.
Un petit essai clinique randomisé mené sur 24 adultes âgés en bonne santé (64 ans en moyenne) a montré que 5 mg de mélatonine, prise une demi-heure avant le coucher, améliorait notablement l'efficacité du sommeil. Le mécanisme passait par des phases de sommeil léger plus longues et moins de micro-réveils. Une dose faible de 0,3 mg n'a produit qu'une tendance, sans différence mesurable. Cet essai ne durait que deux semaines et ne portait que sur 24 participants : les résultats sont prometteurs, mais pas encore définitifs.
Sur le plan de la tolérance, la mélatonine présente un profil plus favorable que les somnifères classiques comme les benzodiazépines, qui augmentent le risque de chute et peuvent altérer la mémoire. En revanche, on sait peu de choses sur son utilisation prolongée chez les personnes âgées. La mélatonine agit sur plusieurs systèmes organiques, et ses effets à long terme restent mal documentés.
Son action sur les troubles du sommeil et les dérèglements du rythme veille-sommeil chez les personnes âgées est qualifiée de modeste. Ce n'est pas un somnifère puissant qui t'endort en quelques minutes : elle aide plutôt à soutenir ton rythme biologique. Limiter l'exposition à la lumière le soir, en particulier la lumière bleue des écrans, contribue aussi à préserver la production de mélatonine, déjà réduite avec l'âge.
Fondé sur un petit essai clinique randomisé (n=24), une revue narrative sur la tolérance et l'efficacité chez les personnes âgées, et une revue systématique portant sur 128 études consacrées à la lumière et à la mélatonine. Il n'existe pas de grand essai randomisé ni de méta-analyse ayant pour critère principal la supplémentation en mélatonine chez les personnes âgées.