longevitywatch
Recherche · Cerveau & mémoire

Un inhibiteur de LRRK2 échoue dans un essai sur la maladie de Parkinson

La rédaction de LongevityWatch · 23 mai 2026 · 2 min · English

Un traitement expérimental très attendu contre la maladie de Parkinson vient d'échouer à son premier grand test clinique. La thérapie, qui ciblait une protéine liée à une forme héréditaire de la maladie, n'a pas ralenti la progression chez les patients.

Le traitement, développé par Biogen et Denali Therapeutics, ciblait la protéine LRRK2. Les mutations du gène qui code cette protéine figurent parmi les facteurs de risque génétiques les mieux connus de la maladie de Parkinson. Ce lien a été identifié pour la première fois en 2004. Depuis, inhiber une LRRK2 trop active est devenu l'une des pistes les plus explorées dans la recherche sur Parkinson.

Dans cet essai randomisé, 648 adultes atteints de la maladie de Parkinson ont reçu soit un placebo, soit l'inhibiteur de LRRK2. Le médicament n'a pas ralenti le déclin. C'est un revers considérable pour une approche qui suscitait beaucoup d'espoir depuis des années.

Ce que cet échec révèle sur la stratégie

Une explication possible est que les mutations de LRRK2 ne concernent qu'une partie des patients atteints de Parkinson. La majorité des participants à l'essai ne portaient vraisemblablement pas de mutation LRRK2. Inhiber cette protéine apporte peu de bénéfice si elle n'est pas à l'origine de la maladie chez un patient. Les chercheurs analysent désormais si certains sous-groupes ont montré une réponse au traitement.

Cet échec s'inscrit dans un schéma plus large. La maladie de Parkinson est hétérogène : des patients différents présentent des causes sous-jacentes différentes, même lorsque leurs symptômes se ressemblent. Les thérapies visant une seule cible moléculaire fonctionnent rarement pour tout le monde.

Conséquences pour la recherche future

Ce résultat accentue la pression pour mieux classer les patients atteints de Parkinson selon leur profil génétique avant de les inclure dans des essais. Un inhibiteur de LRRK2 pourrait rester pertinent pour les patients porteurs d'une mutation LRRK2. Ce sous-groupe est plus restreint, mais génétiquement mieux défini.

Pour la communauté Parkinson au sens large, cette nouvelle est décevante. Elle affine néanmoins la direction à suivre : un traitement ciblé fondé sur la génétique apparaît de plus en plus comme la prochaine étape incontournable.

Lire l'article original

Mener ses propres recherches ?

Rechercher des termes comme : LRRK2 Parkinson clinical trial

Que disent les études ?
L'ibogaïne peut-elle aider contre la maladie de Parkinson ?
Études liées
20 aoû
Le sommeil consolide les souvenirs grâce à des structures cellulaires précises
20 aoû
Des organoïdes cérébraux maintenus en vie plus de cinq ans se développent comme de vrais tissus
19 aoû
Un circuit cérébral détecte quand la réalité contredit les attentes
Newsletter

Reste au courant

Deux fois par semaine, les recherches sur la longévité qui comptent, dans ta boîte mail.