longevitywatch

Un laboratoire souterrain met les rayons cosmiques et le vieillissement de l'ADN à l'épreuve

La rédaction de LongevityWatch · 16 juillet 2026 · 2 min · English

Et si une partie du vieillissement était causée par des particules cosmiques qui nous traversent à chaque seconde ? Une nouvelle proposition expérimentale veut tester cette idée pour la première fois, loin sous la surface de la Terre.

La radiation nous entoure en permanence, pour l'essentiel invisible et imperceptible. Une partie de celle-ci est constituée de muons : des particules de faible masse produites lorsque des rayons cosmiques entrent en collision avec l'atmosphère. Elles traversent presque tout, y compris nos cellules et notre ADN. Les scientifiques se demandent depuis longtemps si cette radiation de fond contribue à l'accumulation des dommages à l'ADN qui caractérise le vieillissement.

Un laboratoire taillé dans la roche

Un article de perspective publié dans la revue Aging and Disease propose d'étudier cette question dans un laboratoire souterrain profond (DUL). Conçus à l'origine pour la physique des particules, ces équipements ne laissent parvenir aux expériences qu'un nombre très limité de muons. Les chercheurs souhaitent comparer deux groupes de cellules : l'un cultivé en surface, l'autre au Laboratorio Subterráneo de Canfranc en Espagne, toutes les autres conditions étant identiques. Cette approche devrait permettre de mesurer dans quelle mesure le vieillissement épigénétique (des modifications mesurables de l'activation ou de la désactivation des gènes, indépendantes de la séquence d'ADN elle-même) peut être attribué à l'exposition aux muons.

Des travaux antérieurs menés avec des drosophiles dans ce type de laboratoires avaient livré un résultat surprenant : leurs mécanismes de réparation de l'ADN devenaient moins actifs en l'absence de la radiation de fond habituelle. Cela suggère qu'une irradiation de faible intensité pourrait en réalité aiguiser les processus biologiques de réparation. Mais cette question est distincte de ce que la nouvelle expérience cherche à mesurer.

Des attentes modestes, des questions précises

Les chercheurs ne s'attendent pas à ce que la radiation muonique soit une cause majeure du vieillissement. Des processus internes comme le stress oxydatif et les erreurs enzymatiques jouent vraisemblablement un rôle plus important. L'objectif est de quantifier une contribution spécifique qui n'a jamais été isolée ni mesurée jusqu'ici. Si cette contribution s'avère négligeable, ce résultat sera lui aussi précieux. Il s'agit pour l'instant d'une proposition, et non d'une étude achevée.

Lire l'article original

Want to research this yourself?

Search for example:

  • epigenetic aging stochastic damage | muon radiation DNA damage mechanism | biological aging clock environmental factors
Que disent les études ?
Comment fonctionne le vieillissement et comment le ralentir ?
Études liées
15 aoû
Des métabolites sanguins pour affiner la mesure de l'âge biologique
15 aoû
Les horloges du vieillissement cérébral : où en est la science ?
10 aoû
Une horloge du vieillissement plus fiable pour les adultes âgés
Newsletter

Reste au courant

Deux fois par semaine, les recherches sur la longévité qui comptent, dans ta boîte mail.