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Un seul complexe protéique contrôle la durée de vie

La rédaction de LongevityWatch · 3 juin 2026 · 2 min · English

Il existe un frein moléculaire sur ton système de réparation de l'ADN. Plus ce frein est actif, plus les cellules accumulent des erreurs, et plus vite tu vieillis.

Chaque cellule de ton corps génère en permanence de petites erreurs lors de la copie de l'ADN. En temps normal, ces erreurs sont corrigées rapidement. Mais un complexe protéique appelé le complexe DREAM supprime activement les gènes chargés de cette réparation. Plus il le fait, moins les réparations ont lieu. Résultat : les erreurs s'accumulent, et elles sont associées au vieillissement et à la maladie.

Les chercheurs, qui publient dans Nature Aging, ont combiné deux approches. Ils ont mesuré l'activité du complexe DREAM en suivant l'expression des gènes qu'il réprime habituellement. Ils ont aussi étudié des souris chez lesquelles le complexe DREAM avait été désactivé génétiquement. Ces souris présentaient moins de mutations somatiques, c'est-à-dire moins de modifications aléatoires de l'ADN qui s'accumulent dans les cellules du corps au fil du temps. Elles vivaient également plus longtemps et développaient moins de maladies liées à l'âge.

Les mutations somatiques comme marqueur du vieillissement

Les mutations somatiques sont des modifications de l'ADN qui surviennent dans les cellules ordinaires du corps, sans être transmises à la descendance. Elles sont depuis longtemps soupçonnées de contribuer au vieillissement, mais le mécanisme restait flou. Cette étude désigne le complexe DREAM comme un maillon clé : une activité DREAM élevée signifie moins de réparations, plus de mutations, et un risque accru de pathologies liées à l'âge.

C'est important, car le complexe DREAM est en principe accessible à des médicaments. Lever ce frein sur la réparation de l'ADN pourrait ralentir l'accumulation de mutations. Des tests chez l'être humain restent nécessaires pour savoir si cette approche est efficace et sans danger. L'étude établit toutefois le premier lien génétique direct entre l'activité du complexe DREAM, la charge en mutations et la durée de vie chez les mammifères.

Une nouvelle catégorie de cibles pour la longévité

Cette découverte ouvre une nouvelle piste pour la recherche sur le vieillissement. De nombreux travaux antérieurs portaient sur les sénolytiques, des médicaments qui éliminent les cellules sénescentes, ou sur la reprogrammation épigénétique. Moduler la réparation de l'ADN via le complexe DREAM constitue un point d'entrée différent. Les effets d'une inhibition du complexe DREAM chez l'humain, et les éventuels effets indésirables, restent la prochaine question à résoudre.

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