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Une prise de sang pour détecter plus tôt la récidive du cancer du col de l'utérus

La rédaction de LongevityWatch · 10 septembre 2026 · 2 min · English

Après un traitement contre le cancer du col de l'utérus, la question centrale est celle d'une éventuelle récidive. Une prise de sang basée sur l'ADN circulant libre pourrait identifier ce risque plus tôt que les méthodes de suivi actuelles. Des chercheurs ont montré que certains fragments d'ADN présents dans le sang des patientes sont quasi uniques à chaque tumeur.

Publiée dans eLife, cette étude a analysé des échantillons de sang de patientes atteintes d'un cancer du col de l'utérus. Presque tous ces cancers sont causés par le papillomavirus humain (HPV). Dans la plupart des cas, l'ADN du HPV s'intègre au génome humain. Ce point de fusion, appelé jonction ADN HPV-humain (là où l'ADN viral se fixe à l'ADN humain), est propre à chaque tumeur. Les chercheurs ont voulu savoir si ces jonctions sont également détectables dans le sang.

Une empreinte tumorale unique dans le sang

C'est bien le cas. L'étude montre que ces jonctions sont détectables dans l'ADN libre circulant du sérum d'une partie des patientes, au moment du traitement initial puis six mois plus tard. L'analyse rétrospective révèle que ces jonctions étaient plus souvent détectables chez les femmes dont le cancer a ensuite récidivé. Ces résultats restent rétrospectifs et devront être confirmés par des études prospectives.

L'étude met également en évidence un schéma lié aux types de HPV. Les cancers provoqués par des types de HPV extérieurs au clade dit α9 (qui regroupe le type le plus courant, HPV16) récidivaient plus fréquemment. Ce constat vaut aussi bien dans la cohorte de l'étude que dans les données d'une grande base de données publique sur le cancer.

Ce que cela pourrait changer pour le suivi après traitement

Le suivi actuel après un traitement du cancer du col repose en partie sur l'imagerie et l'examen clinique. Une prise de sang détectant des marqueurs tumoraux spécifiques pourrait compléter ces approches. Chaque jonction ADN HPV-humain étant unique, le test fonctionne en quelque sorte comme une empreinte tumorale personnelle. Les chercheurs suggèrent qu'il pourrait aussi aider à confirmer l'absence de récidive, offrant potentiellement une réassurance importante aux patientes.

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