L'inflammation généralisée pourrait alimenter la maladie de Parkinson
La maladie de Parkinson est généralement perçue comme une maladie cérébrale. De nouvelles recherches suggèrent qu'elle pourrait en partie prendre naissance en dehors du cerveau, sous l'effet d'une inflammation diffuse dans l'organisme.
Le cerveau est bien protégé : la barrière hémato-encéphalique écarte la plupart des substances nocives. Pourtant, cette barrière ne suffirait pas à empêcher l'inflammation corporelle d'atteindre le cerveau. Des travaux antérieurs avaient montré que la microglie, les cellules immunitaires résidentes du cerveau, s'active avec l'âge. Ce qui restait moins clair, c'est la façon dont une inflammation systémique, venue de la périphérie, attise ce feu.
Une nouvelle étude relayée par Lifespan.io avance que le vieillissement ou certaines mutations génétiques liées à Parkinson génèrent une inflammation dans des tissus situés hors du cerveau. Cette inflammation se propage ensuite par le biais de vésicules extracellulaires, de minuscules paquets libérés par les cellules dans la circulation sanguine et porteurs de signaux moléculaires. Ces vésicules pourraient transporter des signaux inflammatoires jusqu'au cerveau et contribuer à la progression de la maladie.