Les cellules de soutien du cerveau jouent elles aussi un rôle dans la neurodégénérescence
Dans les maladies comme Alzheimer et Parkinson, l'attention se porte généralement sur la mort des neurones. Mais les astrocytes, le type cellulaire le plus abondant du cerveau, pourraient être tout aussi centraux dans le problème, et peut-être dans sa solution.
Les astrocytes sont le type cellulaire dominant dans le cerveau. Ils apportent un soutien métabolique aux neurones, régulent la chimie cérébrale, maintiennent la barrière hémato-encéphalique et contribuent à l'élimination des déchets. Mais dans le cerveau vieillissant, leur comportement change. Ils commencent à produire davantage de signaux favorisant l'inflammation, et ce basculement est de plus en plus reconnu comme un moteur de la neurodégénérescence. Les chercheurs décrivent comment ce changement de comportement contribue à la détérioration des tissus dans les maladies neurodégénératives, et pourquoi il serait possible de l'inverser.
Ce qui rend cette découverte importante, c'est qu'elle suggère que le comportement des astrocytes n'est pas figé. Ces cellules répondent aux signaux de leur environnement. Modifier ces signaux peut donc les modifier elles aussi. Cela en fait une cible thérapeutique potentielle, et non un simple spectateur de la progression de la maladie. Des stratégies visant à ramener les astrocytes vers un état moins inflammatoire suscitent désormais un intérêt sérieux dans ce domaine.
L'inflammaging dans le cerveau
Le lien entre les astrocytes et l'inflammation s'inscrit dans un schéma plus large de la biologie du vieillissement. L'inflammation chronique de faible intensité dans les tissus âgés, un processus appelé inflammaging, est l'un des mécanismes centraux des maladies liées à l'âge. Dans le cerveau, les microglies et les astrocytes contribuent tous deux à cet environnement inflammatoire. Les microglies ont davantage retenu l'attention ces dernières années. L'intérêt croissant pour les astrocytes élargit la compréhension de la façon dont l'inflammation cérébrale se développe et persiste chez les personnes âgées.
Vers des stratégies thérapeutiques
Aucune thérapie ciblant spécifiquement le comportement des astrocytes n'a encore atteint la clinique. Mais la compréhension des mécanismes progresse. Des chercheurs étudient des petites molécules et des agents biologiques susceptibles de bloquer la transformation des astrocytes en un état pro-inflammatoire, souvent appelé astrogliose réactive. Réduire d'autres sources d'inflammation dans le corps vieillissant pourrait aussi modifier indirectement le comportement des astrocytes. L'enseignement principal est que la neurodégénérescence n'est pas simplement une question de mort neuronale. Elle reflète une défaillance de tout un écosystème cellulaire, qui inclut les cellules de soutien longtemps considérées comme secondaires.