Comment arrêter l'Ozempic en toute sécurité ?
On ne sait pas encore si un arrêt progressif est préférable à un arrêt brutal, mais ce dernier entraîne chez la plupart des personnes une reprise de poids et une dégradation de la tension artérielle et d'autres paramètres. Il est conseillé de toujours élaborer un plan d'arrêt avec son médecin, surtout lorsque le médicament est aussi utilisé pour la santé cardiaque ou le diabète.
Le sémaglutide (Ozempic/Wegovy) agit en réduisant l'appétit et en abaissant l'apport calorique quotidien de 24 % en moyenne. Sur le long terme, cela se traduit par une perte de poids d'un peu plus de 10 % du poids corporel. Dès l'arrêt du traitement, ces effets sur l'appétit et les préférences alimentaires disparaissent, et la plupart des personnes reprennent du poids.
Arrêter brutalement est l'option la plus risquée. Non seulement le poids revient au niveau initial, mais la tension artérielle et les autres paramètres cardiométaboliques – c'est-à-dire les indicateurs liés à la santé du cœur et des vaisseaux – se dégradent également. Les effets indésirables constituent par ailleurs une raison fréquente d'abandon : lors d'un usage prolongé, ils conduisent à l'arrêt du traitement environ deux fois plus souvent que chez les personnes prenant un placebo.
L'arrêt progressif sur seize semaines est une piste prometteuse en théorie. On suppose qu'il entraîne moins de reprise de poids qu'un arrêt brutal. Cette comparaison est actuellement en cours d'évaluation dans un essai clinique – le REST-trial – dont les résultats ne sont pas encore disponibles. Il est donc impossible de savoir à ce stade si cette approche est réellement supérieure.
Ce que l'on peut faire concrètement : préparer l'arrêt avec son médecin. Il est préférable d'adapter l'alimentation et l'activité physique avant de stopper le traitement, car sans ces changements de comportement, la rechute est très probable. Maintenir le traitement jusqu'à ce que l'on soit prêt à l'arrêter vaut mieux qu'un arrêt brutal à mi-parcours. Il convient aussi de discuter du moment opportun pour arrêter, en particulier si le médicament est utilisé pour protéger le cœur ou traiter le diabète.
Cette réponse s'appuie sur des études menées chez l'humain portant sur le sémaglutide, ainsi que sur un protocole d'essai clinique en cours. Les effets sur le poids et l'appétit sont bien documentés par plusieurs études. La question de savoir si un arrêt progressif est préférable à un arrêt brutal reste sans réponse : le REST-trial, toujours en cours, n'a pas encore publié de résultats – seul son protocole est disponible.
Qu'est-ce que l'« Ozempic face » et comment se produit-il ?
Une perte de graisse rapide sous sémaglutide ou médicaments apparentés peut creuser visiblement le visage, et l'effet semble plus marqué que ce que la perte de poids seule explique. La question de savoir si et comment corriger ce phénomène reste très peu étudiée.
Comment l'alimentation influence-t-elle le système immunitaire ?
L'alimentation joue un rôle clair sur l'immunité : les carences affaiblissent les défenses, et les combler – surtout en vitamine D, vitamine C et zinc – est utile lorsque la carence est avérée. Sans carence, les preuves en faveur d'une supplémentation supplémentaire sont moins convaincantes.
Un mauvais sommeil augmente-t-il le risque de cancer ?
Un mauvais sommeil – et plus particulièrement l'apnée du sommeil et le travail de nuit – est associé à un risque accru de cancer. Le niveau de risque individuel dépend du type de trouble du sommeil concerné ; des symptômes d'apnée méritent en tout cas d'être explorés médicalement.