Les oméga-3 issus du poisson ou du lin améliorent-ils la peau ?
Pour les personnes souffrant d'eczéma, de psoriasis ou d'acné, plusieurs revues indiquent que l'huile de poisson contenant EPA et DHA peut réduire les signes d'inflammation. Chez une personne à la peau saine, le bénéfice est moins clair, mais aucun effet négatif n'a été rapporté.
Les acides gras oméga-3 (EPA et DHA) contenus dans l'huile de poisson réduisent les signes d'inflammation dans des affections cutanées comme l'eczéma, le psoriasis et l'acné. Plusieurs revues confirment ce schéma, même si certaines études se contredisent. Les preuves les plus solides concernent les problèmes de peau liés à l'inflammation, pas l'amélioration esthétique d'une peau saine.
L'association d'oméga-6 (acide gamma-linolénique, un oméga-6 aux propriétés anti-inflammatoires) et d'oméga-3 à longue chaîne semble la plus prometteuse contre l'inflammation cutanée. La génétique entre toutefois en jeu : chacun métabolise ces acides gras différemment, ce qui rend impossible un conseil universel.
Pour la protection contre les UV et un éventuel risque réduit de cancer de la peau, les données restent préliminaires. Il s'agit de recherches associatives, pas de preuves solides d'une protection réelle. Ne prends pas ça comme une raison d'abandonner la crème solaire.
Un petit essai clinique randomisé portant sur 28 femmes a montré qu'une huile de poisson spécifique (riche en acide cétolique) réduisait les rougeurs cutanées. Cette étude a cependant été financée par le fabricant du produit, ce qui peut biaiser les résultats. Il s'agit d'une découverte préliminaire, pas d'une base pour recommander un achat.
Les crèmes et pommades à base d'oméga-3 montrent des signaux positifs dans une revue systématique pour le psoriasis, les plaies et la dermatite, sans effets indésirables rapportés. Aucun consensus n'existe encore sur le meilleur acide gras à utiliser, sa concentration idéale ni sa formulation. Pour la fonction barrière et la santé générale de ta peau, les oméga-3 semblent utiles, mais la dose quotidienne nécessaire reste inconnue.
Basé sur cinq revues, une revue systématique et un essai clinique randomisé (28 femmes, financé par le fabricant). Aucun grand essai clinique randomisé indépendant n'est disponible.