Quelques minutes de mouvement au réveil améliorent-elles la clarté mentale ?
Bouger brièvement au réveil peut, à terme, soutenir les capacités cognitives en améliorant la qualité du sommeil – mais un effet direct et immédiat n'a pas encore été démontré. Pour qui cherche à être plus alerte le matin, la caféine reste pour l'instant le choix le mieux étayé par les données disponibles.
Bouger le matin peut soutenir les capacités cognitives, mais de façon indirecte. Une activité physique modérée semble favoriser le sommeil profond, lui-même associé à une meilleure mémoire de travail et à une concentration plus fine. Le sommeil paradoxal, lui, est lié à une plus grande souplesse pour passer d'une idée à l'autre. Il s'agit toutefois d'une théorie: personne n'a encore mesuré directement les performances cognitives de quelqu'un après dix minutes de gym matinale.
En début de journée, le cerveau n'est pas forcément au sommet de sa forme. La vitesse de réaction et la précision sont en moyenne meilleures le soir. Les écarts mesurés entre matin et soir vont de 9 à 34 % pour la vitesse de réaction, et de 7,8 à plus de 40 % pour l'attention, selon la tâche et l'étude. Certaines études ne constatent aucune différence. Le tableau est donc très variable et souvent contradictoire.
Manger ou non avant de bouger le matin ne semble pas changer les performances cognitives qui suivent. Cette conclusion repose sur cinq petites études regroupant 70 participants au total: elle reste donc prudente.
Environ 300 mg de caféine tôt le matin ont amélioré le rappel de mots d'environ 9,5 % par rapport à l'absence de caféine, dans une petite étude portant sur 14 hommes. Sur d'autres mesures cognitives – attention, vigilance – l'effet était nul. Un complément alimentaire pris le soir pour favoriser le sommeil n'a eu aucun effet mesurable sur les capacités cognitives le lendemain matin.
Cette réponse s'appuie sur cinq études: l'une est un résumé théorique (sans mesure directe du mouvement juste après le réveil), une autre porte sur l'heure de la journée, une troisième sur l'effet du petit-déjeuner avant l'activité physique matinale (cinq petites études, 70 participants au total), et deux sur la caféine ou des compléments alimentaires. Les auteurs de l'analyse regroupant les études sur le petit-déjeuner ont jugé la qualité des données modérée; les autres études sont petites (14 à 17 participants). Les preuves d'un bénéfice cognitif direct d'un court moment de mouvement au réveil sont donc limitées et n'ont pas encore été mesurées directement.