Quels facteurs de mode de vie réduisent le plus ton risque de cancer ?
Ne pas fumer, maintenir un poids sain, bouger régulièrement et consommer peu ou pas d'alcool offrent la protection la plus forte et la mieux étayée. Combiner ces quatre facteurs réduit le risque de cancer au maximum, y compris en cas de prédisposition héréditaire.
Ne pas fumer est le geste le plus puissant que tu puisses faire. Le tabac est une cause établie de cancer, pas seulement du poumon, mais aussi du côlon et de nombreux autres organes. Arrêter réduit considérablement le risque, même après des années de consommation.
Maintenir un poids sain et pratiquer une activité physique régulière arrivent en deuxième position à égalité. Le surpoids augmente le risque de cancer du sein, du côlon et de la prostate. L'exercice agit à la fois directement, en améliorant le métabolisme et les défenses immunitaires, et indirectement, en aidant à contrôler le poids. Ces deux facteurs ressortent de façon constante dans de grandes synthèses de la littérature.
Limiter ou supprimer l'alcool réduit le risque de cancer du côlon, du sein et probablement du poumon. Même une consommation modérée est associée à un risque accru dans plusieurs grandes synthèses ; il n'existe pas de seuil reconnu comme sûr.
L'alimentation joue aussi un rôle, bien que son effet soit plus modeste. Un régime riche en céréales complètes, légumes, fruits et légumineuses, et pauvre en viandes transformées, protège en particulier contre le cancer du côlon. La viande transformée augmente le risque, tandis que les fibres et les aliments frais le diminuent. Les aliments ultra-transformés et les boissons sucrées contribuent indirectement au risque via le surpoids et l'inflammation chronique.
Chez les personnes présentant une prédisposition génétique au cancer, un constat mérite l'attention : en termes absolus, un mode de vie sain leur apporte un bénéfice plus grand qu'aux personnes sans cette susceptibilité héréditaire. Ce mode de vie n'annule pas la prédisposition, mais il en atténue sensiblement l'effet. La vitamine D et le calcium sont associés à un risque moindre de cancer du côlon, mais les preuves restent limitées et aucune recommandation précise de dosage ne peut être formulée.
Fondé sur plusieurs grandes synthèses de la littérature et une large étude de cohorte (UK Biobank, n = 195 822). Les données sur le tabac, le poids, l'activité physique et l'alcool sont solides. L'alimentation bénéficie de preuves solides spécifiquement pour le cancer du côlon. Les données sur la vitamine D, le calcium et le thé sont limitées. Le résultat concernant le café (risque accru de cancer du poumon) est probablement faussé par le comportement tabagique des participants.