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Un gène de longévité chez la mouche agit en partie par l'intermédiaire des bactéries intestinales

La rédaction de LongevityWatch · 22 avril 2026 · 2 min · English

Un gène associé depuis des décennies à une vie plus longue chez la mouche du vinaigre semble agir en partie par l'intermédiaire des bactéries intestinales de l'animal. De nouvelles recherches sur le gène INDY ajoutent une pièce au tableau, de plus en plus précis, des liens profonds entre le microbiome et le vieillissement.

INDY est l'acronyme de « I'm Not Dead Yet » (« Je ne suis pas encore mort »), un nom qui reflète la découverte originale. Des mutations dans ce gène prolongent substantiellement la durée de vie de la mouche du vinaigre Drosophila melanogaster, et des gènes apparentés ont été trouvés chez d'autres organismes, dont l'être humain. INDY code pour une protéine de transport impliquée dans l'absorption de certains métabolites par les cellules, dont le citrate, un intermédiaire du métabolisme énergétique. Réduire l'activité d'INDY reproduit, à certains égards, les effets de la restriction calorique, l'intervention la plus robuste connue pour prolonger la vie.

Mais comment INDY influence-t-il exactement la durée de vie ? Des chercheurs ont identifié une nouvelle pièce du puzzle : le microbiome intestinal, c'est-à-dire l'ensemble des micro-organismes qui peuplent le tube digestif. Les mouches dont la fonction INDY est réduite présentent une composition différente de bactéries intestinales par rapport aux mouches à fonction INDY normale. Et cette composition du microbiome semble contribuer à l'allongement de la durée de vie.

Santé intestinale et vieillissement : une relation connue mais complexe

Chez la mouche du vinaigre, la fonction intestinale est un facteur particulièrement décisif dans le vieillissement. Le système intestinal de la mouche vieillit relativement vite. L'état de l'intestin, la qualité de sa fonction de barrière et la composition bactérienne qu'il abrite sont fortement corrélés à la durée de vie de l'animal. Cela fait de la mouche un modèle sensible pour étudier ces types de connexions.

Les auteurs reconnaissent eux-mêmes que leurs résultats constituent une première étape. Le microbiome de la mouche du vinaigre est bien plus simple que celui des mammifères. On ne sait pas encore quelles bactéries ou quels métabolites spécifiques sont responsables de l'effet. Le sens de la causalité n'est pas non plus entièrement clair : le microbiome change-t-il en conséquence de la suppression d'INDY, et ce changement prolonge-t-il la vie ? Ou s'agit-il d'effets parallèles ?

La pertinence de ces mécanismes pour les mammifères et les humains n'est pas une question purement théorique. Il existe un homologue humain d'INDY, et des tentatives ont déjà été faites pour l'utiliser comme cible thérapeutique dans le traitement des troubles métaboliques. Si le rôle du microbiome dans cette voie se confirme chez l'humain, ce qui reste à démontrer, cela élargirait les possibilités d'intervention pour favoriser la longévité, par des moyens qui sont, au moins en principe, accessibles.

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