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Recherche · Cellules & ADN

Un gène de longévité qui protège la santé, mais pas l'ouïe

La rédaction de LongevityWatch · 27 septembre 2026 · 2 min · English

Les rats-taupes nus vivent remarquablement longtemps pour leur taille. L'une des raisons serait une forme particulière d'hyaluronane dans leur tissu conjonctif. Des souris porteuses de ce gène vivent plus longtemps et en meilleure santé, mais sont-elles aussi protégées contre la perte auditive liée à l'âge ?

L'hyaluronane est une molécule présente dans la matrice extracellulaire, c'est-à-dire l'espace situé entre les cellules. Les rats-taupes nus en produisent une version à très haute masse moléculaire, qui semble rendre leurs tissus plus résistants. Des travaux antérieurs avaient déjà montré que des souris porteuses du gène nmrHas2, le gène codant l'hyaluronane synthase 2 du rat-taupe nu, vivent plus longtemps et conservent une meilleure santé à un âge avancé.

Une nouvelle question s'est alors posée : cette protection s'étend-elle à la perte auditive liée à l'âge, que les chercheurs appellent presbyacousie ? Environ un adulte sur trois entre 65 et 74 ans présente une forme de difficulté auditive. Les chercheurs se sont concentrés sur la cochlée, l'organe de l'audition situé dans l'oreille interne, chez ces souris transgéniques.

Santé et ouïe se désolidarisent

Le résultat est frappant : le gène ne protège pas contre la perte auditive. Les souris transgéniques développent un déclin auditif lié à l'âge tout comme des souris ordinaires. Ce résultat contraste avec la restriction calorique, une intervention alimentaire qui, elle, ralentit bien la perte auditive dans la même souche.

Ces données suggèrent que le vieillissement de la cochlée obéit à des mécanismes différents de ceux qui expliquent les bénéfices généraux du gène nmrHas2 dans le reste de l'organisme. Les chercheurs parlent de découplage : une intervention peut améliorer la santé globale tout en laissant certains organes sans protection.

Ce que cela change pour la recherche sur la longévité

C'est une nuance importante pour la science de la longévité. Transférer des gènes bénéfiques d'espèces longévives ne protège pas automatiquement chaque organe ni chaque processus de vieillissement. Les résultats devront être évalués organe par organe, mécanisme par mécanisme.

L'étude illustre aussi comment deux interventions qui prolongent toutes deux la durée de vie peuvent emprunter des voies entièrement différentes. Une modification génétique et une intervention alimentaire comme la restriction calorique peuvent mener au même endroit par des chemins très distincts, avec des effets qui divergent selon les tissus.

Les résultats ont été publiés dans la revue Frontiers in Aging.

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Recherche par exemple :

  • hyaluronan extracellular matrix aging | presbycusis age-related hearing loss mechanisms | longevity gene transfer animal models
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