Une seule protéine a rendu des souris âgées plus robustes
Des souris âgées dont le taux d'une seule protéine avait été augmenté sont devenues plus fortes, plus actives, et ont conservé des os en meilleure santé. Leurs congénères non traitées ont décliné comme prévu. La protéine semble freiner l'inflammation chronique qui accélère le vieillissement.
L'inflammation chronique de bas grade est l'un des mécanismes du vieillissement les plus étudiés. En vieillissant, le système immunitaire produit en continu de faibles quantités de signaux inflammatoires. Ces signaux s'accumulent avec le temps et endommagent les muscles, les os et les organes. Les chercheurs cherchent depuis longtemps à interrompre ce processus sans perturber le fonctionnement normal de l'immunité.
Une équipe de recherche a identifié une protéine qui semble cibler exactement ce mécanisme. Dans l'étude, des souris âgées ont reçu des doses plus élevées de cette protéine, puis ont été comparées à des souris du même âge non traitées. Les animaux traités ont obtenu de meilleurs résultats aux tests de force, se sont montrés plus actifs et ont présenté une moins grande détérioration osseuse. Les chercheurs attribuent ces effets à une réduction de l'inflammation chronique des tissus, un phénomène parfois appelé « inflammaging ».
Ce que fait concrètement cette protéine
La protéine agit comme un frein sur la signalisation inflammatoire à l'intérieur des cellules. Au cours du vieillissement normal, son activité diminue, ce qui laisse les molécules inflammatoires s'accumuler plus librement. En augmentant artificiellement le taux de cette protéine, les chercheurs ont en quelque sorte rétabli ce frein. Les tissus musculaires sont restés mieux préservés et la perte osseuse a été plus faible que dans le groupe témoin.
Le traitement n'a provoqué aucun effet secondaire visible chez les souris. Le système immunitaire a continué à fonctionner normalement. C'est ce qui le distingue de nombreuses approches anti-inflammatoires antérieures, qui supprimaient souvent aussi les réponses immunitaires normales.
Des souris aux humains
Les chercheurs sont clairs : il s'agit de résultats préliminaires obtenus chez la souris. Savoir si la protéine produit les mêmes effets chez l'humain reste à établir. Les résultats indiquent néanmoins une piste thérapeutique : non pas arrêter le vieillissement, mais en réduire l'un des effets les plus délétères. Cela pourrait aider les personnes à rester autonomes et physiquement capables plus longtemps.
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