Les médicaments GLP-1 redessinant les dépenses de santé
Les médicaments amaigrissants comme le sémaglutide connaissent un succès fulgurant. Mais la facture s'alourdit rapidement : les États-Unis ont dépensé près de 5 700 milliards de dollars en soins de santé en 2025, les médicaments GLP-1 formant désormais leur propre catégorie budgétaire.
De nouvelles données gouvernementales, publiées dans Health Affairs, montrent que les dépenses de santé américaines ont augmenté de 7,3 % en 2025 par rapport à 2024, soit plus de 16 500 dollars par personne et par an. Les agonistes des récepteurs GLP-1 -- des médicaments qui imitent l'action des hormones de satiété et sont prescrits contre l'obésité et le diabète -- constituent désormais une catégorie budgétaire à part entière.
Cette hausse ne s'explique pas uniquement par ces médicaments. Les Américains consultent également plus souvent leur médecin, subissent davantage d'interventions hospitalières et renouvellent plus d'ordonnances que ce que les économistes avaient prévu. La conjonction d'une utilisation accrue et d'un niveau de prix déjà élevé dans le pays pousse les dépenses de santé à représenter une part croissante de l'économie.
Populaires mais coûteux
Les données soulignent que le déploiement massif des médicaments GLP-1 pèse sur les budgets des assureurs comme sur ceux de l'État. Leur popularité pose aussi avec plus d'acuité la question de savoir quels patients tirent réellement un bénéfice d'un traitement au long cours et lesquels n'en tirent pas.
Une perspective longévité : au-delà de la perte de poids
Pour le domaine de la longévité, les agonistes des récepteurs GLP-1 présentent un intérêt supplémentaire. Au-delà de la perte de poids, des études font apparaître des signaux suggérant que ces médicaments pourraient également ralentir les maladies cardiovasculaires, les atteintes rénales et peut-être certaines maladies neurodégénératives. La question de savoir si ces effets plus larges justifient la croissance des coûts reste ouverte et occupera le centre des débats scientifiques et politiques dans les années à venir.