Le piment de Cayenne aide-t-il à maigrir et à brûler les graisses ?
Le piment de Cayenne montre dans les études une modeste hausse de la combustion des graisses et de la dépense énergétique, et contribue à manger un peu moins à chaque repas. En complément d'une alimentation réduite en calories, son action repose sur une base biologique solide.
Le piment de Cayenne contient de la capsaïcine, et plusieurs groupes d'études montrent que cette molécule augmente légèrement la dépense d'énergie. Le métabolisme au repos s'élève en moyenne de 34 à 59 kilocalories par jour, et l'organisme puise davantage dans les graisses que dans les glucides. Cet effet semble plus marqué chez les personnes en surpoids. Chez celles qui ont un poids normal, aucun effet notable sur la combustion des graisses n'a été observé.
Pour qui cherche à manger moins, le piment de Cayenne peut aussi aider: consommer des capsaïcinoïdes avant un repas réduit la quantité ingérée d'environ 74 kilocalories en moyenne. Les résultats varient toutefois beaucoup d'une étude à l'autre, et un minimum de 2 mg de capsaïcinoïdes semble nécessaire pour obtenir cet effet. Sur la durée – aux doses habituelles en cuisine –, le piment rouge n'augmente pas la dépense énergétique totale de façon notable. Ce qui revient régulièrement dans les données: une combustion des graisses accrue, et une sensation de faim moins intense que celle qu'entraîne habituellement un régime pauvre en calories.
L'effet sur l'appétit n'est pas tranché. Certaines études constatent moins de faim et moins de graisse abdominale avec une consommation régulière, mais une analyse large portant sur des extraits de plantes pour réduire l'appétit n'a trouvé aucun avantage constant pour le piment de Cayenne. Quant à l'activation de la graisse brune – un mécanisme souvent cité –, les données chez l'humain restent trop maigres pour conclure, même si les études chez l'animal sont plus encourageantes.
Le bénéfice que l'on peut en tirer dépend aussi en partie du patrimoine génétique. De petites études pointent des différences héréditaires dans la tolérance à la capsaïcine, qui déterminent l'intensité de l'effet. C'est une piste intéressante pour l'avenir des conseils nutritionnels personnalisés, mais elle n'est pas encore utilisable en pratique.
Cette réponse s'appuie sur plusieurs groupes d'études avec comparaison à un placebo, synthétisés dans huit analyses regroupant de nombreuses études. Les effets sur la dépense énergétique et la combustion des graisses sont les mieux documentés. Les données sur la réduction de l'appétit sont contradictoires, et celles sur les variations génétiques et l'activation de la graisse brune restent minces. Pour la plus récente analyse portant sur le piment rouge et la dépense énergétique, deux des quatre auteurs avaient des liens avec l'industrie des plantes médicinales; ces résultats ont été pris en compte, mais interprétés avec prudence.
Quelle quantité de masse musculaire perd-on quand on maigrit par le régime ?
Un régime seul entraîne une perte notable de masse musculaire en plus du gras, mais y ajouter de l'exercice et un peu plus de protéines permet de préserver en moyenne près de la moitié des muscles qui auraient autrement disparu.
150 minutes d'activité physique par semaine suffisent-elles à réduire la stéatose hépatique ?
L'activité physique réduit clairement la graisse hépatique, sans qu'il soit nécessaire d'atteindre les 150 minutes par semaine. Le cardio comme la musculation sont efficaces; l'essentiel est de commencer par ce qui est faisable et de progresser à partir de là.