Qu'est-ce que l'« Ozempic face » et comment se produit-il ?
Une perte de graisse rapide sous sémaglutide ou médicaments apparentés peut creuser visiblement le visage, et l'effet semble plus marqué que ce que la perte de poids seule explique. La question de savoir si et comment corriger ce phénomène reste très peu étudiée.
Le milieu du visage perd en moyenne environ 9 % de son volume chez les personnes qui utilisent le sémaglutide. C'est modeste en chiffres, mais visible à l'œil : les joues se creusent, les rides s'accentuent et la peau se relâche. On estime que le visage perd environ 7 % de son volume par tranche de 10 kilogrammes perdus, et ce sont surtout les fines couches de graisse superficielle sous la peau qui disparaissent en premier.
Les articles de synthèse signalent quelque chose de frappant : la fonte du visage semble plus importante que ce que la perte de poids totale laisserait prévoir. Certains chercheurs avancent que les agonistes des récepteurs GLP-1 – la classe de médicaments à laquelle appartiennent le sémaglutide et le tirzépatide – agiraient localement sur la graisse faciale, sur les cellules souches du tissu adipeux et sur les molécules de signalisation que ce tissu libère. Cela pourrait aussi altérer la structure de la peau et la masse musculaire du visage. Ces explications restent pour l'instant théoriques, non confirmées par des essais cliniques contrôlés.
Une petite étude portant sur 18 utilisateurs et 18 non-utilisateurs a trouvé, à contre-courant, que la zone autour de la bouche était légèrement plus volumineuse chez les utilisateurs. La signification de ce résultat inattendu reste floue ; l'effectif est trop faible pour en tirer des conclusions solides.
En dehors du visage, ces médicaments provoquent fréquemment des troubles digestifs tels que nausées, vomissements et diarrhée. Ils ralentissent également la vidange gastrique, ce qui importe pour toute personne devant subir une opération : les médecins conseillent d'arrêter le traitement suffisamment tôt avant une anesthésie générale. Un lien possible avec des tumeurs de la thyroïde est mentionné dans la littérature, mais n'est pas encore élucidé.
L'« Ozempic face » a désormais alimenté une demande croissante de produits de comblement, d'injections bio-stimulatrices, de soins raffermissants et même d'interventions chirurgicales. Les auteurs des synthèses s'accordent sur un point : les données sur l'efficacité et la sécurité de ces traitements correcteurs dans ce groupe de patients font largement défaut.
Les preuves reposent sur une petite étude d'imagerie menée auprès de 20 patients, plusieurs articles de synthèse et une petite étude comparative de 18 participants par groupe. L'étude d'imagerie fournit la seule mesure concrète (9 % de perte de volume), mais son échantillon est réduit. Les explications mécanistiques proviennent en grande partie de synthèses et n'ont pas encore été testées dans des essais contrôlés chez l'humain. Les données sur les traitements correcteurs sont quant à elles quasi inexistantes.
Comment arrêter l'Ozempic en toute sécurité ?
On ne sait pas encore si un arrêt progressif est préférable à un arrêt brutal, mais ce dernier entraîne chez la plupart des personnes une reprise de poids et une dégradation de la tension artérielle et d'autres paramètres. Il est conseillé de toujours élaborer un plan d'arrêt avec son médecin, surtout lorsque le médicament est aussi utilisé pour la santé cardiaque ou le diabète.
Comment l'alimentation influence-t-elle le système immunitaire ?
L'alimentation joue un rôle clair sur l'immunité : les carences affaiblissent les défenses, et les combler – surtout en vitamine D, vitamine C et zinc – est utile lorsque la carence est avérée. Sans carence, les preuves en faveur d'une supplémentation supplémentaire sont moins convaincantes.
Un mauvais sommeil augmente-t-il le risque de cancer ?
Un mauvais sommeil – et plus particulièrement l'apnée du sommeil et le travail de nuit – est associé à un risque accru de cancer. Le niveau de risque individuel dépend du type de trouble du sommeil concerné ; des symptômes d'apnée méritent en tout cas d'être explorés médicalement.