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Une femme décède après une perfusion de NAD⁺ dans une clinique de bien-être

La rédaction de LongevityWatch · 29 juillet 2026 · 2 min · English

Une jeune femme de 27 ans est morte à New York après avoir reçu une perfusion intraveineuse dans une clinique de bien-être locale. Le traitement était commercialisé comme une thérapie de longévité. Ce cas relance avec urgence les questions sur les interventions anti-âge non validées.

La perfusion aurait contenu du NAD⁺ (nicotinamide adénine dinucléotide), une coenzyme centrale dans la production d'énergie cellulaire et la réparation de l'ADN. Les taux de NAD⁺ diminuent avec l'âge dans certains tissus, ce qui en fait un sujet de recherche sur la longévité. Le praticien, qui a été arrêté, ne possède pas de licence pour exercer la médecine aux États-Unis.

Que dit réellement la science ?

Les données scientifiques sur les perfusions intraveineuses de NAD⁺ sont particulièrement maigres. Des précurseurs oraux comme le NR (nicotinamide riboside) et le NMN (nicotinamide mononucléotide) permettent d'élever de manière fiable les taux de NAD⁺ dans le sang. Sur des modèles animaux, les deux ont amélioré divers marqueurs du vieillissement. Mais les données humaines restent limitées, et ce constat vaut encore davantage pour les perfusions. Comme le soulignent les experts interrogés par Lifespan.io, toute intervention expérimentale comporte des risques inconnus, qu'ils soient liés à la biologie de la thérapie elle-même, à des problèmes de fabrication ou à des erreurs de préparation et d'administration.

Le chercheur en longévité Matt Kaeberlein a rappelé que ce n'est pas la première fois qu'une personne est grièvement blessée ou tuée en cherchant à accéder à une thérapie de longévité non validée. Il recommande d'attendre les conclusions du médecin légiste avant de tirer des conclusions sur la substance précisément en cause. Ce qui est établi, en revanche, c'est que le praticien n'était pas titulaire d'une licence et que le cadre de l'intervention était loin de répondre aux normes cliniques.

Un problème grandissant dans le secteur de la longévité

Le marché du NAD⁺ s'est développé rapidement ces dernières années. Sprays nasaux, patchs et perfusions sont largement disponibles malgré un faible niveau de validation clinique. Dans le programme rigoureux de tests d'interventions du National Institute on Aging, le NR a prolongé la durée de vie dans une étude de 2016, mais n'y est pas parvenu, chez aucun des deux sexes, lors des essais suivants.

Cette affaire rappelle avec force que la popularité d'un complément ou d'une thérapie ne dit rien de sa sécurité ni de son efficacité. La supervision réglementaire de nombreux de ces produits reste limitée, laissant les consommateurs exposés à des allégations trompeuses.

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Exemples de recherches :

  • NAD⁺ precursors aging
  • nicotinamide mononucleotide clinical evidence
  • unproven longevity therapy risks
Que disent les études ?
Une perfusion de NAD (IV drip) est-elle vraiment utile ?
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