Une startup spécialisée dans les maladies oculaires lève 330 millions de dollars pour un essai sur le vieillissement
Une startup ciblant des maladies oculaires qui touchent principalement les personnes âgées vient de lever 330 millions de dollars. Ces fonds serviront à financer une vaste étude clinique portant sur deux des causes les plus fréquentes de perte de vision en fin de vie.
Ollin Biosciences se prépare à lancer un essai de Phase 3 pour un traitement visant deux affections liées à l'âge : l'œdème maculaire diabétique (une accumulation de liquide dans la partie centrale de la rétine chez les patients diabétiques) et la dégénérescence maculaire néovasculaire (une forme de cécité liée à l'âge dans laquelle la croissance anormale de vaisseaux sanguins détériore la vision centrale). Ces deux pathologies touchent des millions de personnes et peuvent entraîner une perte de vision sévère.
Ce tour de table de 330 millions de dollars, l'un des plus importants en Serie B pour une société de biotechnologie ces deux dernières années, a été co-dirigé par TCGX et ARCH Venture Partners. Des investisseurs historiques du secteur biotech, un fonds de pension et des investisseurs crossover y ont également participé.
Pourquoi les maladies oculaires s'inscrivent dans le champ de la longévité
La dégénérescence maculaire et les maladies rétiniennes diabétiques sont fortement associées au vieillissement. Elles sont alimentées par bon nombre des mêmes mécanismes qui provoquent le vieillissement dans le reste de l'organisme : inflammation, croissance anormale de vaisseaux sanguins et altération des capacités de réparation cellulaire. L'article décrit comment Ollin développe un traitement unique ciblant ces deux conditions, ce qui suggère qu'elles partagent des voies biologiques communes.
La Phase 3 comme épreuve décisive
Un essai de Phase 3 constitue la dernière étape de validation clinique avant l'autorisation réglementaire. Ses résultats détermineront si le traitement sera mis à la disposition des patients. Pour le domaine de la longévité au sens large, cette levée de fonds envoie aussi un signal : les investisseurs misent des sommes toujours plus importantes sur les maladies liées à l'âge, rendant davantage de capitaux disponibles pour valider cliniquement des thérapies prometteuses.