Une thérapie génique préserve la santé des organes vieillissants chez la souris
Une seule injection pour maintenir les organes en meilleure santé jusqu'à un âge avancé : chez la souris, ce principe fonctionne désormais en pratique. Un facteur de croissance normalement libéré lors du jeûne a été rendu continuellement actif par thérapie génique, avec des effets étendus sur le vieillissement.
FGF21 est une substance de type hormonal que l'organisme produit en réponse à la restriction calorique ou à un faible apport en protéines. Elle joue un rôle central dans la régulation de l'énergie en période de pénurie. Des chercheurs ont administré à des souris âgées et très âgées une injection unique d'une thérapie génique par AAV, une méthode qui utilise un virus inoffensif pour introduire un nouveau gène dans les cellules de l'organisme, en ciblant le tissu musculaire. La thérapie a conduit les muscles à produire FGF21 de façon continue.
L'étude, publiée dans Molecular Therapy, montre que les souris traitées ont bénéficié d'effets positifs sur plusieurs systèmes. Le poids corporel s'est normalisé. La sensibilité à l'insuline s'est améliorée. La fonction hépatique s'est rétablie. Les reins ont présenté moins de lésions liées à l'âge. Les performances cardiaques et musculaires se sont améliorées. Les fonctions cognitives ont également progressé.
Des effets étendus via une seule molécule de signalisation
L'analyse des tissus a confirmé que la thérapie agissait aussi à l'échelle cellulaire. Les mitochondries, structures intracellulaires responsables de la production d'énergie, ont fonctionné plus efficacement. L'équilibre protéique, c'est-à-dire la capacité de la cellule à éliminer et renouveler les protéines endommagées, s'est amélioré. L'inflammation et la fibrose dans les organes ont diminué. Les chercheurs ont également observé une activation d'AMPK, une protéine qui fait office de capteur énergétique interne de la cellule et peut freiner les processus de vieillissement.