L'urolithine A appliquée sur la peau améliore les mitochondries vieillissantes
L'urolithine A est un composé produit par les bactéries intestinales à partir d'aliments comme la grenade. Elle est déjà connue comme complément alimentaire pour les muscles et l'énergie. De nouvelles recherches montrent qu'elle peut aussi s'appliquer sur la peau, avec des effets mesurables sur les cellules cutanées vieillissantes.
Des chercheurs ont testé une crème contenant de l'urolithine A sur des personnes à la peau âgée. Le composé a activé un processus par lequel les cellules cutanées éliminent et remplacent leurs mitochondries endommagées (les organites qui produisent l'énergie cellulaire). Ce processus s'appelle la mitophagie : la dégradation ciblée des mitochondries défectueuses. Les chercheurs ont ensuite observé une amélioration du fonctionnement des cellules cutanées.
Mitochondries et vieillissement de la peau
La peau âgée contient davantage de mitochondries endommagées. Celles-ci produisent moins d'énergie et génèrent plus de substances nocives. Les cellules cutanées qui manquent d'énergie fabriquent moins de collagène et d'élastine. Elles se réparent aussi plus lentement après une exposition au soleil ou à d'autres facteurs de stress.
En dégradant et en renouvelant les mitochondries défectueuses, les cellules peuvent mieux fonctionner. L'urolithine A semble accélérer ce processus. Après le traitement, la peau présentait moins de signes de vieillissement, comme les rides et la perte d'élasticité. Les chercheurs restent prudents dans leurs conclusions, car il s'agissait d'une étude de faible envergure.
Comparaison avec la rapamycine topique
Les auteurs de l'article comparent ces résultats avec des travaux antérieurs sur la rapamycine appliquée à faible dose sur la peau, un composé qui agit lui aussi via la mitophagie. Les deux approches semblent partager le même mécanisme : une meilleure élimination des mitochondries endommagées réduit le nombre de cellules entrant en sénescence (un état de dysfonctionnement lié à l'âge). Aucune comparaison directe entre les deux composés n'a encore été réalisée.
L'urolithine A est déjà disponible en complément alimentaire et comme ingrédient cosmétique. Les données scientifiques sur son application cutanée restent toutefois limitées, et des études plus larges sont nécessaires pour confirmer ces résultats.
Termes de recherche pour aller plus loin : urolithin A mitophagy skin, mitochondrial dysfunction skin aging, cellular senescence skin repair